Exilée de la révolution russe, réfugiée de la Seconde Guerre mondiale, Anna Marly a transformé sa guitare en une arme de libération massive. C’est à Londres, au micro de la BBC, qu’elle compose la mélodie du Chant des Partisans, devenant l’hymne clandestin de la Résistance française et le souffle de ceux qui refusaient la soumission. Plus qu’une artiste, cette « troubadoure » a fait de sa vie un pont entre les luttes : de la Russie soviétique à l’Amérique de Zebda, sa musique n’a jamais cessé d’appeler à la révolte contre l’oppression. Portrait de celle qui a prouvé qu’une chanson peut être un mot de passe, un drapeau et une mémoire vivante pour les générations futures.