L'ALGÉRIE AU CINÉMA : DE LA MÉMOIRE À LA PREMIÈRE LIGNE

Quand

21 novembre 2026    
16h00 - 23h00

Où

Utopia Borderouge
59 Av. Maurice Bourgès-Maunoury, Toulouse

Type d’évènement

PROGRAMME

16h – Projection d’Omar Gatlato : Le film culte, comédie tendre et résiliente qui a imposé un nouveau regard sur la vie populaire algérienne. 

SYNOPSIS DU FILM : Charismatique, bagarreur et amoureux de la vie, Omar, jeune inspecteur des fraudes de Bab-El-Oued à Alger, est passionné de musique chaâbi ou hindoue qu’il enregistre dans les cinémas de la ville. Un ami lui donne, un jour, une minicassette sur laquelle une jeune fille lui susurre quelques mots…

18h – Rencontre : Échangesavec Merzak Allouache (scénariste et réalisateur), Samir Ardjoum (critique de cinéma, journaliste, réalisateur et animateur de la revue Micro ciné), et Amina Salem Castaing, coproductrice de « Première ligne » société Alpha Tango.

Né en 1944 à Alger, Merzak Allouache bouscule le paysage cinématographique dès 1976 avec son chef-d’œuvre Omar Gatlato. Rompant avec les récits officiels et héroïques de l’époque, il choisit de poser un regard direct, parfois cruel mais toujours profondément humain, sur les réalités sociopolitiques de l’Algérie. À travers une filmographie engagée (Bab el-Oued City, Normal, Le Repenti), Allouache documente les fractures et les espoirs d’une société en pleine mutation.Mais comment faire vivre cette mémoire à l’ère du numérique ? C’est le défi relevé par Nabil Djedouani. Conscient de la fragilité du patrimoine cinématographique national, il fonde en 2012 les Archives numériques du cinéma algérien (ACA). Cette plateforme alternative et indépendante traque les bobines oubliées, numérise les affiches rares et sauve de l’oubli des pans entiers de la création artistique algérienne. Plus qu’une simple entreprise de conservation, le travail de Djedouani est un acte de transmission. En collaborant activement avec des festivals de renom et des institutions comme le Mucem ou Aflam, l’archiviste organise des ciné-rencontres et redonne une seconde vie aux œuvres des pionniers. C’est précisément à travers ces initiatives que le cinéma d’Allouache continue de résonner, d’être projeté et de nourrir le regard des nouvelles générations. Une complicité invisible mais essentielle : l’un crée l’histoire, l’autre empêche qu’on l’oublie.

20h – Première Ligne (2024)
Dernier long-métrage de Merzak Allouache, une satire féroce et actuelle sur les tensions de voisinage et les fractures sociales en Algérie contemporaine.
De la comédie sociale des années 70 à la critique brûlante d’aujourd’hui, venez comprendre comment le cinéma algérien a su, demi-siècle durant, rester un espace de vérité et de résistance.

22h – Clôture en musique : La soirée se prolonge par un temps convivial et musical dans le bar du cinéma.

Tarif : 5€ par séance, uniquement sur place