Pour survivre à sept ans d’isolement total, Pepe Mujica parlait aux fourmis. Cette capacité à trouver la vie dans le néant a défini toute son existence. De la lutte armée des Tupamaros à la présidence de l’Uruguay, il n’a jamais dévié : placer l’humain avant le profit. Ses réformes pionnières (cannabis, mariage pour tous) et son refus du faste officiel ne sont pas du folklore, mais l’aboutissement d’une conviction : la vraie richesse, c’est le « léger équipage ». Plongée dans la vie de celui qui a fait de la sobriété la forme ultime de la révolution.