« Changer en echangeant sans craindre de se perdre. » Edouard Glissant

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Du 18 au 25 novembre

 

Programmation du festival

  • Rencontre-débat | La laïcité en débat
  • Soirée hommage à Edouard Glissant
    Rencontre | avec Patrick Chamoiseau
  • Projection-débat | « 93 la belle rebelle » de Jean-Pierre Thorn
  • Concert | Zone Libre vs Casey & B-James | Psykick lyrikah
  • Concert | ZEBDA | Fredo des Ogres de Barback | Wally
  • Concert | La Canaille | Médine
  • Soirée DJ | Avec Maître Madj et DJ Requiem
  • Soirée ciné-danse hip hop avec « Faire kiffer les anges » de Jean-Pierre Thorn
    En partenariat avec « Danses et Continents noirs » et Dell’Arte
  • Théâtre | « La révolution des Chibanis »
  • Lecture-Spectacle | Le Frémissement du monde
    Au Bikini
  • Stand-Up | Malik Benthala et Redouanne Harjane du Comedy Club
  • Humour | Didier Porte fait rire les masses
Nous sommes depuis plus de 25 ans, dans un contexte où la question des banlieues et quartiers populaires, en lien avec les questions d‘immigrations, et avec le refus d’assumer le caractère multiculturel de la société, est centrale dans la vie politique française. Cela vire parfois à l‘obsession et, à l’approche des échéances électorales, souvent à l’hystérie.
« Les quartiers servent de défouloir pour des politiques et des médias en mal de petites phrases assassines sur les « territoires perdus de la République », « parents irresponsables », « zones de non-droit » « mafiatisation » et autres « dérives islamistes ». Les habitant-e-s, et notamment les jeunes, sont stigmatisé-e-s et désigné-e-s comme les principaux responsables des dérives de notre société. Ca ne coûte pas cher de donner des leçons de civisme et de montrer du doigt les « racailles » ou les « sauvageons » en les jetant à la vindicte populaire.*». Dans la perspective de 2012, il semble bien qu’encore une fois, derrière les questions d’insécurités, et de façon plus nouvelle, derrière la question de la laïcité, c’est sur le dos des quartiers et des banlieues que va se faire pour une bonne part la prochaine campagne.
Aujourd’hui, l’un des enjeux est de faire de la question des quartiers populaires, une question politique de premier plan, une question centrale.
Cela devrait sembler évident, qu’au fond aujourd’hui classes populaires et quartiers populaires, sans se confondre totalement, sont la même question.
C’est vrai que les tentatives, d’organiser la prise de parole, de dégager un espace significatif d’expression politique des quartiers, n’ont pas encore complètement abouti, mais elles existent. Quelque soit l’issue des élections et au delà, il n’y a pas d’autres choix que de parier sur l’existence d’une tel espace. Un espace d »affirmation d’une parole politique, sociale et culturelle à partir des expériences, des histoires, et de la mémoire de nos quartiers. C’est même, osons le dire, un des endroits du renouvellement de la pensée, de l’action politique, des formes de solidarité, du vivre ensemble…
Il ne s’agit pas simplement de défendre les quartiers pour les quartiers, mais de les prendre pour une référence commune, pour des lieux qui, bien qu’a la périphérie de nos villes, en sont le centre politique.
Car ces quartiers ne sont que des loupes grossissantes de l’état de la société, des questions du travail, de la santé, du racisme, de la ségrégation urbaine, de l’éducation, du travail, du libéralisme, du sexisme, de l’environnement…..
Arrêtons de penser qu’il ne s’agit que d’une minorité de la population, ce sont des exemples du sort majoritaire qui nous attends à tous, si nous détournons le regard.
*Appel du « Forum Social des Quartiers Populaires ».
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