Exposition Ô Bledi ! Ô Toulouse !

Conçue et portée par Tactikollectif, l’exposition « Ô Bledi ! Ô Toulouse ! » retrace l’histoire de l’immigration magrhébine à Toulouse et de comment elle a pleinement participé à construire la ville.  

Les vidéos présentées ici prolongent ce travail de transmission. Elles reviennent sur la démarche de l’exposition, ses temps forts, les prises de parole de ses acteurs et actrices, ainsi que sur les moments de partage et de création artistique qui ont accompagné ce projet. Certaines de ces ressources prennent la forme de courts métrages réalisés dans le cadre de l’exposition, mêlant images d’archives, récits et images d’animation.

Réalisé dans le cadre de l’exposition, Tahia Toulouse est un court métrage d’animation d’Ali Guessoum qui retrace le parcours d’un travailleur immigré algérien, arrivé à Toulouse depuis Mostaganem en 1959.

En trois minutes, le film raconte une trajectoire de vie marquée par l’exil, le travail, l’installation et l’ancrage dans la ville. À travers un récit sensible et accessible, il donne chair à une histoire souvent collective mais racontée ici à hauteur d’homme, en écho aux présences maghrébines qui ont contribué à façonner Toulouse de 1945 à 2001.

 

La cité m’a cité est un court métrage réalisé par Nicolas Lemée, dans lequel un habitant du quartier des Izards raconte son histoire, des années 1960 à aujourd’hui.

À travers son témoignage, le film retrace les transformations du quartier : des champs et des maraîchers aux chantiers, des premières associations aux immeubles qui émergent. Un récit à hauteur d’habitant, qui mêle mémoire individuelle et histoire collective, et éclaire l’évolution d’un territoire populaire de Toulouse.

Cette vidéo donne la parole à Naïma Huber-Yahi, historienne et co-commissaire de « Ô Blédi  ! Ô Toulouse ! ».

À travers son analyse, elle revient sur le contexte historique de l’exposition et sur l’histoire des présences maghrébines à Toulouse, en s’appuyant sur des archives, des parcours de vie et des initiatives collectives. Son intervention éclaire les enjeux de mémoire, de transmission et de reconnaissance qui traversent le projet.