« Changer en echangeant sans craindre de se perdre. » Edouard Glissant

Du 23 au 27 octobre

Salle Ernest Renan, Quartiers Nord

Métro ligne B / Arrêt Trois cocus

Tarifs concerts : prévente 8€ / sur place 10€ 
Spectacle & rencontres : entrée libre

Billetterie (bientôt disponible)

Festival « Origines Contrôlées » 2019. La 16ème édition.

Seizième édition du Festival « Origines Contrôlées », seize années, toujours pour convaincre de l’importance de partager les mémoires, de connaitre l’histoire et le passé pour comprendre le présent. Pour notre part, nous restons convaincus que ce travail de mémoire des quartiers, des immigrations, est l’axe central de notre contribution à l’universel. Nous le réaffirmons c’est un moyen de lutter contre le racisme et les discriminations. En réalité, remettre en cause la légitimité ou l’intérêt du travail de mémoire de l’immigration pour comprendre les discriminations contemporaines, reviendrait alors à faire de la question du racisme une question sans autres explications que celle du rejet en raison de la couleur de peau, ou de la religion.

Nous, nous croyons au patrimoine commun. La force de cette approche c’est la mobilisation du savoir et de l’émotion. Son intérêt, c’est aussi que le patrimoine est le produit croisé des imaginaires. Comme le dit le sociologue Abdelmalek Sayad, « Immigrer, c’est immigrer avec sa culture ».

Cette seizième édition se déroule dans le contexte d’une grande exposition relatant la présence des maghrébins à Toulouse au XXème siècle. Ce projet que nous avons proposé à la Ville de Toulouse, et qui se tiendra à partir du 10 septembre 2019 à la Médiathèque Cabanis, illustrera combien les immigrés ont fait, eux aussi, l’histoire de notre ville. Des parcours les plus remarqués, aux présences les plus ordinaires, le visage de Toulouse aujourd’hui est le fruit d’une histoire, celle de milliers d’hommes et de femmes qui se sont mobilisés, exprimés, qui ont chanté, travaillé… qui, en résumé, ont vécu dans cette ville comme ils ont vécu cette ville.

Comme c’est le cas depuis trois ans, le festival se déroulera salle Ernest Renan, dans notre quartier d’origine. Du 23 au 27 octobre 2019.

18h DÉBAT/RENCONTRE

Une carte blanche à la FAP (Fondation Abbé Pierre)

Invités : Frédérique Kaba (directrice des Missions Sociales) et Malika Chafi (Chargée de mission)

« Une carte blanche à la FAP »

La Fondation Abbé Pierre est bien connue pour son action en faveur des mal-logés. Ce qui est moins connu, c’est l’importance que la FAP accorde aux habitant-e-s des quartiers populaires, comme acteurs de leurs vies. La singularité de cette orientation est la légitimité que la FAP accorde aux habitant-e-s comme expert-e-s. Ainsi depuis très longtemps la Fondation soutient et promeut les initiatives des habitants des quartiers, et défends la place des personnes concernées dans les décisions qui les concernent. En présence d’initiatives qui viennent de tout le territoire, les représentants de la FAP nous livreront leur analyse à partir de ces expériences dans les quartiers.

20h30: SPECTACLE

LES GLANDEURS NATURE

Mohamed Bounouara, Franck Migeon

Nous avons choisi la fragilité, la maladresse, l’imperfection et pourquoi pas une certaine forme de bêtise ordinaire qui nous paraît à la fois plus proche de Monsieur tout le monde et plus riche en ressorts comiques. Nos personnages sont des loosers attachants qui provoquent l’empathie par leur obstination à vouloir s’en sortir, mais qui ratent tout ce qu’ils entreprennent. On voudrait les voir réussir, mais c’est quand ils ratent qu’ils nous font rire, comme Bip-Bip que le Coyote ne parvient jamais à attraper… Le duo que forme ces personnages est construit sur une mécanique burlesque. Il n’y a aucune rivalité entre eux, ils sont parfaitement complémentaires : Leur rapport se fonde sur la paire que forment le Clown Blanc et l’Auguste. Les personnages reprennent les caractéristiques emblématiques de ces deux piliers de la comédie : Il y a le volontaire et celui qui suit (un tracteur et une remorque). Le tracteur Néné s’enflamme très vite, mais ne tient pas la distance. La remorque Bichoko est difficile à bouger, mais devient inarrêtable une fois lancée.

 

Entrée libre

Programmation

18h: DÉBAT

Bien manger partout, bien manger dans les quartiers.

Invités : Boris Tavernier (Directeur Association VRAC, groupements d’achats dans les quartiers prioritaires), Alexis Jenni (auteur , lauréat du Prix Goncourt 2011), Bertrand Desgranges (Jardinier-Maraîcher – La milpa , en charge du potager urbain des Izards-Trois Cocus), en présence d’un chef toulousain.

De bons produits pour de bons repas, le constat est sans appel, bien manger est devenu une question de société… Pourtant il est tout aussi clair que seule une minorité de la population à accès, aujourd’hui, à des produits de qualités, alors que la majorité des citoyens est contrainte, pour des raisons économiques, à se fournir dans la grande distribution. Ce fossé est bien sûr lié au fossé social entre catégories aisées et familles modestes, mais c’est aussi largement une question de légitimité. En effet, parmi les plus modestes, on ne s’accorde pas facilement le droit à la qualité bio par exemple, et on est souvent le déni de ses propres compétences culinaires ou gastronomiques. Compte tenu de la prise de conscience générale sur cet enjeu, le « Bien manger » ne devrait-il pas être un droit indépendant de sa condition sociale ?

 

Entrée libre

 

20h30: CONCERT HIP HOP

KT GORIQUE / BILLIE BRELOK/ JUSTE CAUSE

Tarifs : prévente 8€ / sur place 10€

>> Billetterie (bientôt disponible)

18h: RENCONTRE/DÉBAT

Chouf’ Tolosa : un média de quartier 

Invités : Nora Hamadi (journaliste & animatrice de Vox pop sur Arte, Fumigène Mag…), Julien Pitinome (Photoreporter, collectif OEIL, Fumigène Mag…), Mémona Hintterman-Affégée (Journaliste), Latifa Oulkhouir (directrice du Bondy Blog), animé par l’équipe de Chouf Tolosa.

 

« Les médias et les quartiers: si la question n’est pas nouvelle, elle demeure toujours aussi pertinente, singulièrement en France où les quartiers populaires, les cités et leurs habitants font toujours l’objet d’une stigmatisation politique et sociale et d’un traitement policier particulier. Dans ce schéma persistant, quel rôle peuvent/doivent jouer les médias? Les quartiers doivent-ils se doter de leurs propres médias? A l’heure de l’info numérique, quels outils disponibles et quels pièges à éviter? A l’heure des crispations identitaires et du retour de flamme de la pensée xénophobe, quelles lignes éditoriales défendre? Quinze ans après l’émergence du Bondy Blog qui, en la matière, reste une référence française, retour sur ces questions avec Nora Hamadi d’Arte TV, Memona Hinterman, Julien Pitinomme et un représentant du Bondy blog. Un débat animé par La rédaction de Chouf Tolosa le nouveau média des quartier toulousain né en juin . »

 

Entrée libre

 

20h30: CONCERT HIP HOP

ANTES & MADZESKACEM WAPALEKSWIFT GUAD

Tarifs : prévente 8€ / sur place 10€

>> Billetterie (bientôt disponible)

18h: RENCONTRE/DÉBAT

Hirak, l’Algérie en mouvement.

Invités : Adlene Meddi (auteur et journaliste)

Adlène Meddi, journaliste et écrivain algérien, est né en 1975 à El Harrach à l’est d’Alger. Il a fait ses études universitaires à Alger (Ecole de journalisme) et à Marseille (sociologie des médias). Il a commencé à travaillé dans la presse algérienne depuis 1996. De 2009 à 2016, il a été rédacteur en chef du supplément week-end d’El Watan. Il est journaliste à Middle East Eye (Londres) et reporter pour Le Point (Paris). Après Le Casse-tête turc (2002) et La prière du Maure (2008), 1994 est son troisième roman publié par les éditions Barzakh à Alger (2017) et aux éditions Rivages/Noir (2018, Prix Transfuges du meilleur polar francophone 2018). Il a coécrit Jour tranquilles à Alger avec Mélanie Matarese aux éditions Riveneuves (2016) et a participé à plusieurs projets artistiques avec le plasticien et photographe Ammar Bouras.

 

Entrée libre

 

20h30: CONCERT HIP HOP

FAYÇALFANNY POLLY LA RUMEUR

Tarifs : prévente 8€ / sur place 10€

>> Billetterie (bientôt disponible)

10h30: RENCONTRE/DÉBAT/EXPO

Ô BLEDI Ô TOULOUSE – Présences maghrébines dans la ville rose de 1945 à 2001

Invités : Naïma Yahi (Historienne et commissaire scientifique de l’exposition), Salah Amokrane (Directeur de Tactikollectif et commissaire général de l’exposition)

Ils et elles ont quitté le l’Algérie, le Maroc, la Tunisie… souvent avec tristesse parce que l’on quitte rarement sa famille et la terre qui nous a vu naître par plaisir. Mais il y a toujours un espoir, celui d’un avenir meilleur, pour soi et ses enfants. Il est bon de se dire qu’être venu à Toulouse, c’est du baume au cœur blessé des exilés. Toulouse c’est une ville facile à aimer, on s’y sent vite chez soi. Toulouse a une grande qualité, elle permet d’être toulousain sans tourner le dos à son histoire, sans se renier. C’est ainsi que ces immigrés, ces exilés, leurs descendants sont des toulousains.

« Ô Blédi ! Ô Toulouse ! », « Ô mon pays,  Ô Toulouse», c’est cela que veut dire cette exposition.

 

 

Entrée libre

 

17h: CONCERT DE CLÔTURE

Le bal d’Origines Contrôlées: MOUSS ET HAKIM LA FAMILLE  !

 

Entrée libre

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