« Changer en echangeant sans craindre de se perdre. » Edouard Glissant

Du 23 au 27 octobre

Salle Ernest Renan, Quartiers Nord

Métro ligne B / Arrêt Trois cocus

Tarifs concerts : prévente 8€ / sur place 10€
Spectacle & rencontres : entrée libre

>> Billetterie (bientôt disponible)

18h: DÉBAT / RENCONTRE

Hirak, l’Algérie en mouvement.

Invités : Adlene Meddi (auteur et journaliste)

Adlène Meddi, journaliste et écrivain algérien, est né en 1975 à El Harrach à l’est d’Alger. Il a fait ses études universitaires à Alger (Ecole de journalisme) et à Marseille (sociologie des médias). Il a commencé à travaillé dans la presse algérienne depuis 1996. De 2009 à 2016, il a été rédacteur en chef du supplément week-end d’El Watan. Il est journaliste à Middle East Eye (Londres) et reporter pour Le Point (Paris). Après Le Casse-tête turc (2002) et La prière du Maure (2008), 1994 est son troisième roman publié par les éditions Barzakh à Alger (2017) et aux éditions Rivages/Noir (2018, Prix Transfuges du meilleur polar francophone 2018). Il a coécrit Jour tranquilles à Alger avec Mélanie Matarese aux éditions Riveneuves (2016) et a participé à plusieurs projets artistiques avec le plasticien et photographe Ammar Bouras.

Entrée libre

20h30 : Concert Hip Hop – Fayçal / Fanny Polly / La Rumeur

FAYÇAL

Rimes millimétrées, flow machinal, thèmes universels, Fayçal c’est avant tout une plume, un univers où maux et mots se mêlent. La rime fine de son rap se nourrit d’une vérité quotidienne qu’il sublime avec maîtrise.

Il y a chez ce lyriciste quelque chose de magique et de grave, de doré et de lugubre, de ténébreux et d’éclatant. De l’empreinte posée sur chacun de ses visuels, à la couleur de son écriture, se dégage un réalisme  implacable en miroir du réel, la force d’un langage adouci par une teinte métaphysique, un  parfum street anobli d’une aura spirituelle. Les productions simples et atmosphériques, mettent le texte en avant et entraînent l’auditeur dans une certaine hypnose lyricale.

Capable de « Grandeurs et Décadences » , traitant de l’histoire de l’humanité avec des références poussées, à la « Belle endormie », morceau décrivant la ville de Bordeaux sur un air sarcastique, en passant par « Presqu’île » Fayçal rappe avec justesse les zones d’ombres du genre humain comme ses plus grandes lumières.

FANNY POLLY

Fanny Polly est une artiste pluridisciplinaire de 30 ans originaire du sud-est de la France.

Sportive depuis son plus jeune âge, c’est à 15 ans qu’elle découvre le Hip Hop dans une salle de danse. Elle se forme auprès des professeurs de sa région, s’entraîne avec ses amis pendant plusieurs années pour fonder en 2006 l’association X-Pression Art d’Corps. En 2012, la jeune femme quitte sa terre natale pour s’installer dans sa famille parisienne avec l’ambition d’enrichir ses compétences artistiques et sportives. Après deux années de formation professionnelle de danseur/interprète à la Juste Debout School, elle re-crée le groupe X-Pression Art d’Corps avec quatre autres élèves de l’école et, ensemble, elles décident de croiser les arts et proposent un mélange rap/danse. Avec le temps et les rencontres, elle est rattrapée par sa passion pour l’écriture et le rêve qu’elle n’avait pas su accomplir dix ans plus tôt : enregistrer son album de rap. Puisqu’ici tout paraît possible, Fanny décide de laisser sa chance à Polly. La danseuse qui rappe se change petit à petit en rappeuse qui danse : le flow, la voix et les textes mûrissent… Après quelques mois seulement elle se fait remarquer grâce aux réseaux sociaux par l’un des premiers groupes qui a marqué le rap français, les mêmes qui lui ont donné l’envie d’écrire il y a dix ans: Scred Connexion. La suite? …Très prochainement dans vos oreilles!!!

Signé chez le label Scred Production, découvrez le premier album de FANNY POLLY…

LA RUMEUR

 

Après ses débuts discrets, c’est l’album L’ombre sur la mesure, sorti en 2002, qui révèle le groupe au grand public. Leur musique aux assonances jazzy ou électro ainsi que leurs textes ciselés permettent à La Rumeur de faire un rap libre et engagé, un rap toujours en résonance avec l’actualité sociale, politique et culturelle.

Marquée par huit années de combat judiciaire initié par le président de la République, La Rumeur n’a jamais plié. Pendant qu’elle remportait un bras-de-fer mythique devant les tribunaux et entre les multiples concerts, consacrés par un show à l’Olympia en novembre 2012, le groupe de rap s’est lancé derrière les caméras. A son actif, La Rumeur compte plus d’une dizaine de disques autoproduits, de multiples clips vidéo, un court métrage, un documentaire, un film sorti au cinéma, un livre…

2019/2020 sera l’occasion pour le groupe d’annoncer un retour en grande pompe avec la sortie d’un nouvel album ainsi qu’un long métrage (K contraire). En remerciement d’un indéfectible soutien de leur public, La Rumeur repart écumer les concerts de la cour de promenade d’un centre de détention aux festivals les plus fréquentés…

18h DÉBAT/RENCONTRE

Une carte blanche à la FAP (Fondation Abbé Pierre)

Invités : Frédérique Kaba (directrice des Missions Sociales) et Malika Chafi (Chargée de mission)

« Une carte blanche à la FAP »

La Fondation Abbé Pierre est bien connue pour son action en faveur des mal-logés. Ce qui est moins connu, c’est l’importance que la FAP accorde aux habitants des quartiers populaires, comme acteurs de leurs vies. La singularité de cette orientation est la légitimité que la FAP accorde aux habitant-e-s comme expert-e-s. Ainsi depuis très longtemps la Fondation soutient et promeut les initiatives des habitants des quartiers, et défends la place des personnes concernées dans les décisions qui les concernent. En présence d’initiatives qui viennent de tout le territoire, les représentants de la FAP nous livreront leur analyse à partir de ces expériences dans les quartiers.

20h30: SPECTACLE

LES GLANDEURS NATURE

Mohamed Bounouara, Franck Migeon

Nous avons choisi la fragilité, la maladresse, l’imperfection et pourquoi pas une certaine forme de bêtise ordinaire qui nous paraît à la fois plus proche de Monsieur tout le monde et plus riche en ressorts comiques. Nos personnages sont des loosers attachants qui provoquent l’empathie par leur obstination à vouloir s’en sortir, mais qui ratent tout ce qu’ils entreprennent. On voudrait les voir réussir, mais c’est quand ils ratent qu’ils nous font rire, comme Bip-Bip que le Coyote ne parvient jamais à attraper… Le duo que forme ces personnages est construit sur une mécanique burlesque. Il n’y a aucune rivalité entre eux, ils sont parfaitement complémentaires : Leur rapport se fonde sur la paire que forment le Clown Blanc et l’Auguste. Les personnages reprennent les caractéristiques emblématiques de ces deux piliers de la comédie : Il y a le volontaire et celui qui suit (un tracteur et une remorque). Le tracteur Néné s’enflamme très vite, mais ne tient pas la distance. La remorque Bichoko est difficile à bouger, mais devient inarrêtable une fois lancée.

 

Entrée libre

18h: DÉBAT

Bien manger partout, bien manger dans les quartiers.

Invités : Boris Tavernier (Directeur Association VRAC, groupements d’achats dans les quartiers prioritaires), Alexis Jenni (auteur , lauréat du Prix Goncourt 2011), Bertrand Desgranges (Jardinier-Maraîcher – La milpa , en charge du potager urbain des Izards-Trois Cocus), en présence d’un chef toulousain.

De bons produits pour de bons repas, le constat est sans appel, bien manger est devenu une question de société… Pourtant il est tout aussi clair que seule une minorité de la population à accès, aujourd’hui, à des produits de qualités, alors que la majorité des citoyens est contrainte, pour des raisons économiques, à se fournir dans la grande distribution. Ce fossé est bien sûr lié au fossé social entre catégories aisées et familles modestes, mais c’est aussi largement une question de légitimité. En effet, parmi les plus modestes, on ne s’accorde pas facilement le droit à la qualité bio par exemple, et on est souvent le déni de ses propres compétences culinaires ou gastronomiques. Compte tenu de la prise de conscience générale sur cet enjeu, le « Bien manger » ne devrait-il pas être un droit indépendant de sa condition sociale ?

 

Entrée libre

 

20h30: CONCERT HIP HOP

KT GORIQUE / BILLIE BRELOK/ JUSTE CAUSE

Tarifs : prévente 8€ / sur place 10€

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18h: RENCONTRE/DÉBAT

Chouf’ Tolosa : un média de quartier 

Invités : Nora Hamadi (journaliste & animatrice de Vox pop sur Arte, Fumigène Mag…), Mémona Hitterman-Affégée (Journaliste), Latifa Oulkhouir (directrice du Bondy Blog), animé par l’équipe de Chouf Tolosa.

« Les médias et les quartiers: si la question n’est pas nouvelle, elle demeure toujours aussi pertinente, singulièrement en France où les quartiers populaires, les cités et leurs habitants font toujours l’objet d’une stigmatisation politique et sociale et d’un traitement policier particulier. Dans ce schéma persistant, quel rôle peuvent/doivent jouer les médias? Les quartiers doivent-ils se doter de leurs propres médias? A l’heure de l’info numérique, quels outils disponibles et quels pièges à éviter? A l’heure des crispations identitaires et du retour de flamme de la pensée xénophobe, quelles lignes éditoriales défendre? Quinze ans après l’émergence du Bondy Blog qui, en la matière, reste une référence française, retour sur ces questions avec Nora Hamadi d’Arte TV, Memona Hinterman et un représentant du Bondy blog. Un débat animé par La rédaction de Chouf Tolosa le nouveau média des quartier toulousain né en juin . »

 

Entrée libre

 

20h30: CONCERT HIP HOP

ANTES & MADZESKACEM WAPALEKSWIFT GUAD

Tarifs : prévente 8€ / sur place 10€

>> Billetterie (bientôt disponible)

18h: RENCONTRE/DÉBAT

Hirak, l’Algérie en mouvement.

Invités : Adlene Meddi (auteur et journaliste)

Adlène Meddi, journaliste et écrivain algérien, est né en 1975 à El Harrach à l’est d’Alger. Il a fait ses études universitaires à Alger (Ecole de journalisme) et à Marseille (sociologie des médias). Il a commencé à travaillé dans la presse algérienne depuis 1996. De 2009 à 2016, il a été rédacteur en chef du supplément week-end d’El Watan. Il est journaliste à Middle East Eye (Londres) et reporter pour Le Point (Paris). Après Le Casse-tête turc (2002) et La prière du Maure (2008), 1994 est son troisième roman publié par les éditions Barzakh à Alger (2017) et aux éditions Rivages/Noir (2018, Prix Transfuges du meilleur polar francophone 2018). Il a coécrit Jour tranquilles à Alger avec Mélanie Matarese aux éditions Riveneuves (2016) et a participé à plusieurs projets artistiques avec le plasticien et photographe Ammar Bouras.

Entrée libre

 

20h30: CONCERT HIP HOP

FAYÇALFANNY POLLY LA RUMEUR

Tarifs : prévente 8€ / sur place 10€

>> Billetterie (bientôt disponible)

10h30: RENCONTRE/DÉBAT/EXPO

Ô BLEDI Ô TOULOUSE – Présences maghrébines dans la ville rose de 1945 à 2001

Invités : Naïma Yahi (Historienne et commissaire scientifique de l’exposition), Salah Amokrane (Directeur de Tactikollectif et commissaire général de l’exposition)

Ils et elles ont quitté le l’Algérie, le Maroc, la Tunisie… souvent avec tristesse parce que l’on quitte rarement sa famille et la terre qui nous a vu naître par plaisir. Mais il y a toujours un espoir, celui d’un avenir meilleur, pour soi et ses enfants. Il est bon de se dire qu’être venu à Toulouse, c’est du baume au cœur blessé des exilés. Toulouse c’est une ville facile à aimer, on s’y sent vite chez soi. Toulouse a une grande qualité, elle permet d’être toulousain sans tourner le dos à son histoire, sans se renier. C’est ainsi que ces immigrés, ces exilés, leurs descendants sont des toulousains.

« Ô Blédi ! Ô Toulouse ! », « Ô mon pays,  Ô Toulouse», c’est cela que veut dire cette exposition.

 

 

Entrée libre

 

17h: CONCERT DE CLÔTURE

Le bal d’Origines Contrôlées: MOUSS ET HAKIM LA FAMILLE  !

Zebda, Motivés, Origines Contrôlées,… Enfants d’Algériens, enfants de Toulouse, c’est aux Minimes qu’ils ont grandi. Mouss & Hakim, les « gars des faubourgs » comme les appelait Claude Nougaro, portent haut les couleurs de leur ville dans le paysage musical français.. Depuis de nombreuses années, ils se sont emparés du patrimoine musical de l’immigration et des exils. Avec le projet musical « Origines Contrôlées », ils ont revisité ces refrains composés le soir après l’usine par des artistes travailleurs immigrés, chantés dans les cafés, pour raconter l’immigration du point de vue de ceux qui l’ont vécue. Aujourd’hui ils se proposent d’être la bande originale de « Ô Blédi, Ô Toulouse », exposition qui se prolongera jusqu’au mois de janvier 2020.

Entrée libre

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