« Changer en echangeant sans craindre de se perdre. » Edouard Glissant

Samedi 18 novembre au Festival Origines Contrôlées

Friche des Izards, Quartiers Nord – Sous chapiteau chauffé

Métro ligne B / Arrêt Trois cocus

 

Tarifs :
Soirées concerts : 10€ / 8€  en prévente
Projections, théâtre, rencontres, débats, etc : entrée libre

 

Billetterie

 

Festival Origines Contrôlées

du 15 au 18 novembre aux Izards

PROJECTION

19h | Projection | Entrée libre

« Des figues en avril » documentaire de Nadir Dendoune

Portrait de Messaouda Dendoune, Algérienne de 81 ans, arrivée en France il y a 60 ans, depuis 1968 à la cité Maurice Thorez de l’Île-Saint-Denis dans le 93. « Des figues en avril » raconte le parcours de cette « kabyle des montagnes » mais aussi sa vie dans son HLM depuis que son mari Mohand Dendoune, 89 ans aujourd’hui, atteint d’Alzheimer, a été placé dans une maison médicalisée.

RENCONTRE

20h | Rencontre-débat | Entrée libre

« Nos rêves de pauvres » Nadir Dendoune

Journaliste indépendant

« Après la publication d’« Un tocard sur le toit du monde », chaque mardi pendant quatre ans, j’ai écrit la « Chronique du Tocard ». D’abord par plaisir. Puis par nécessité. Au fil des mois, l’inspiration s’est faite plus intime, les chroniques des textes écrits avec ma sueur et mes larmes, surtout quand il a fallu raconter ma famille. Cette histoire qui commence en 1950, quand mon père, gardien de chèvre kabyle, débarque seul en région parisienne, la barbe mal taillée, le ventre vide, des envies de bosser plein les mains. Qui continue lorsque ma mère le rejoint quelques années plus tard, et qu’avec cinq de mes frangines et mon frère, ils vivent dans un bidonville, un 9m2, une pièce unique pour manger, dormir et tout le reste, avant d’obtenir une place dans une cité HLM à L’Ile-Saint-Denis en 1968. Un F5 flambant neuf qui à l’époque fait leur bonheur. J’ai voulu raconter mes parents, illettrés, leur courage, eux qui ont élevé avec brio neuf mômes. Neuf Français. Ils sont ma base, ma fondation. Fin 2014, après plus de 63 ans de vie commune, ma mère a dû laisser partir mon père, atteint d’Alzheimer, dans un centre spécialisé. J’ai essayé de me mettre à sa place et d’imaginer le vide qu’elle ressent aujourd’hui. J’ai raconté le passé pour ne jamais oublier. L’histoire du clan Dendoune ne touche pas seulement dans les quartiers populaires. Pas seulement au sein des familles maghrébines. Pas seulement chez ceux qui ont décidé un jour de faire le pari de l’exil. L’histoire de la famille Dendoune, c’est aussi une histoire française. »

[ Représentation suivi d’un bord de scène avec Rosa Moussaoui, journaliste au Monde diplomatique et auteur d’ouvrages sur le passé colonial de la France ]

 

Rosa Moussaoui, journaliste, a contribué en 2007 à l’ouvrage collectif « Histoire de la colonisation : justifications, falsifications et instrumentalisations », sous la direction des historiens Alain Ruscio et Sébastien Jahan, publié aux Indes Savantes. Elle est aussi co-auteure de « Qui ne connait pas Monsieur Domota », Éditions Desnel 2009.

CONCERTS

21h | Concert | 8€ en prévente – 10€ sur place

Casey Youssef Swatt’sLiksa

Rap français

+ Dj Judoboy (inter plateau et fin de soirée)

 

Billetterie

Casey

« C’est au compte-goutte que Casey distille ses rimes et ses apparitions, la rendant insaisissable mais conférant à ses papiers et à ses prestations scéniques une grande valeur. Sa voix reconnaissable d’entre toutes ne s’encombre pas de gimmick ou d’artifice pour faire passer ses messages. Son flow, incisif et fluide, lui a permis de s’émanciper de la case réductrice du rap féminin. Son écriture, riche, précise, tranchante, révèle une personnalité cultivée et intransigeante. Casey n’est pas là pour faire de la figuration, son rap est ancré de plein pied dans la réalité. Entre le gangstérisme exacerbé et le rap docile écrit en captivité, elle propose une alternative ; élever le débat avec un rap contestataire qui renvoie sans cesse la France à ses responsabilités et ses manquements. » L’Humanité.

Youssef Swatt's

Tournaisien d’origine, Youssef Swatt’s commence le rap alors qu’il vient tout juste d’avoir 14 ans. Issu d’une famille algérienne, ses premiers textes luttent contre les préjugés, prônant une société multiculturelle.

En 2014 déjà, à tout juste 15 ans, il sort un premier EP : « L’Amorce ». Durant l’été 2015, il enchaîne avec un second projet intitulé « Petit Youssef », en prémices du premier album. Il y fait le constat d’un monde qui lui donne le blues, laissant un message d’espoir prometteur pour la suite de ses projets.

L’année 2017 s’annonce comme un tournant dans le vie du jeune Tournaisien. Après une tournée en France, Belgique et Suisse, un album est sorti en juin dernier : « Vers l’infini et au-delà ».

Liksa

Liksa, rien ne le prédestine au rap dans son Gers natal et pourtant… Lorsqu’il le découvre à l’adolescence c’est à cet art qu’il s’identifie. Avec son rap, qui depuis le porte, il partage son tumulte émotionnel et nous délivre un son empreint d’égo trip, de dérision et de sincérité.

DJ Judoboy

Dj Judoboy représente clairement la scène underground B.BOYS des 90’s.

Depuis deux ans, il organise les soirées « Funky Fresh » au sein desquels sont représentées les valeurs de la blackulture et des classics oldschool.

Des mixes effrénés, exclusivement joués sur disques vinyles qui oscillent entre Funk Hiphop et Break.

Un fin mélange rythmique, chaleureux et énergique, qui permet à chacun de profiter pleinement de la fête dans la joie et l’effervescence.

Partager